Partager l'article ! NÉGATIVES BLUES BY ANTOINE OTT: Au lendemain de mon retour de New-York, j’ai été contacté par un jeune artiste passionné : ...
Au lendemain de mon retour de New-York, j’ai été contacté par un jeune artiste passionné : Antoine Ott. Antoine a la particularité de photographier régulièrement une ville des Etats-Unis
dont il est fou amoureux. Cette ville... c’est New-York évidemment. L’interview était alors inévitable !
Tendances Graphiques : Hello Antoine, peux tu te présenter en quelques mots s’il te
plaît ?
Antoine Ott : Bonjour, je m'appelle Antoine Ott, je vais avoir 21 ans et je suis actuellement en deuxième année de
Bachelor en Management à l'Ecole de Commerce de Brest.
À l'origine, je suis un passionné de musique mais j'ai toujours accordé beaucoup d'importance à l'aspect visuel et photographique des albums. C'est ce qui m'a
poussé à découvrir de nouveaux photographes et à mon tour faire de la photo. C’est aujourd'hui mon principal intérêt.
TG : D'où vient le (joli) nom de ton blog "Negative Blues ?"
AO : Comme je viens de le dire, je suis passionné de musique. En particulier de Serge Gainsbourg. À l’heure de choisir le
nom de mon blog, il m'est apparu évident de faire référence à cet artiste et tout particulièrement à une de ses chansons appelée "Negative Blues", qui parle de photographie. D'autant que c'est un
clin d'oeil à mon autre passion.
TG : Pourquoi autant de traitement noir et blanc dans tes photos ?
AO : Pour moi il y a dans la photographie Noir et Blanc un côté "poétique". L'oeil n'est pas directement attiré par la
couleur mais par le message, ce qui est pour moi essentiel. Bien que ça ne m'empêche pas d'aimer aussi la photographie couleur !
TG : En parlant de couleur, je constate que tu aimes les effets "saturés" également... pourquoi ?
AO : Le contraste donne de la "profondeur" à la photographie et fait ressortir le moment que j'essaye de capter. En fait,
j'aime ce côté saturé parce que ça donne une dimension sombre à la photo. C'est sur cet aspect que je concentre mon travail.
TG : Tu as des influences ? des maîtres du genre ?
AO : C'est le travail des "légendes de la photographie" qui m'a marqué et inspiré, comme celui de Elliott Erwitt, Willy
Ronis ou encore celui de Bruce Weber pour ne citer qu'eux. Les photos de Clayton Patterson, que j'ai d'ailleurs eu la chance de rencontrer à New York, ou encore celles de Robert Frank sont
également des sources d'inspiration pour mon travail. Mais c'est sans doute Boogie que j'admire le plus. Son travail photographique dans son livre "It's all good" m'a vraiment touché et m'a
beaucoup inspiré. Je pourrais aussi parler de Théo Gosselin qui a un talent fou et qui manie la photographie couleur à la perfection.
TG : Tu travailles avec quel appareil ?
AO : J'ai un Nikon D5000 avec un simple objectif de 18-55 mm que j'ai acheté sur les conseils de mon oncle également
passionné de photographie il y a deux ans. Mais je m'intéresse de plus en plus à l'argentique.
TG : Il y a beaucoup de photos de NYC dans ton portfolio. Tu entretiens un rapport particulier avec cette ville
?
AO : J'ai toujours voué un véritable culte à New-York et j'apprécie surtout énormément l'ambiance qui s'en dégage. C'est
d'ailleurs cette atmosphère que j'essaye de transmettre à travers mes photos. J'y suis allé plusieurs fois et je ne m'en lasserai jamais. C'est vraiment l'endroit idéal pour se perdre et trouver
sans cesse de nouvelles idées. C'est là que je suis le plus inspiré, d'autant que les richesses de cette ville sont inépuisables. J'y trouve tout ce qui m'inspire et tout ce que
j'aime.
TG : Qu'est ce qui est différent lorsqu'on fait de la photo à New-York ?
AO : À New-York il y a tout. Il s'y passe tellement de choses qu'on ne retrouve pas en France… et il y a une telle
diversité culturelle qu'il me suffit de me balader avec mon appareil à la main pour trouver ce que je cherche et ce que j’aime dans la photographie.
TG : Une anecdote ? Un moment de vie lors d'une prise de vue ?
AO : Il y a un an j'étais dans le Lower East Side (un de mes quartiers préférés) et je me suis retrouvé en plein shooting
: Karl Lagerfeld photographiait la mannequin Fredja Beha pour la campagne Chanel automne-hiver 2011. C'était très impressionnant et intéressant de voir ça "de l'intérieur". J'ai vraiment été
captivé par cet univers qui est pourtant loin de celui de mes photos. Lagerfeld est quelqu'un que j'admire et l'univers de la mode a quelque chose de fascinant. Ces photos, dont j'ai vu la
réalisation, se sont retrouvées dans tous les magazines : C'était très intéressant de pouvoir comparer le résultat fini avec ce que j'avais pu voir lors du shooting.
TG : Une photo que tu aimes tout particulièrement et que tu voudrais nous commenter ?
AO : Oui, il y a une photographie sur mon blog qui montre deux lesbiennes en train de s'embrasser dans la fontaine du
Washington Square à New York. J'ai pris cette photo lors d'une manifestation lesbienne l'été dernier et le moment était incroyable. J'aime particulièrement cette photo car elle dégage vraiment un
instant pris sur le moment. C'est le genre de photo que j'aime prendre : des photographies prises "sur le tas" et non pas mises en scène. Cette photo ne me laisse pas indifférent. Quand je
regarde la scène, j'ai l'impression de ressentir ce que les deux femmes pouvaient partager lorsque j’ai « capturé » cet instant.
TG : Un mot de la fin ?
AO :
Jetez un oeil à mon blog : http://ao-negativeblues.blogspot.com
Et merci beaucoup de m'avoir proposé cette interview.
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